La Bible

Les Chrétiens

La Vie Quotidienne

Sacrifice d’Isaac

Episode 7 de Biblique et Pratique

C’est le 7e épisode de mon podcast Biblique et Pratique et l’avant dernier concernant Abraham. Je vais pas te mentir c’était assez dur de parler du sujet du sacrifice d’Isaac. D’ailleurs je serai très heureuse de savoir ce que tu en as pensé ! Alors trêve de blabla je te laisse écouter l’épisode !

Pour écouter les précédents épisodes clique ici !

Cliques sur play pour l’écouter ou fais un clic droit ici et cliques sur « download » pour le recevoir sur ton appareil et l’écouter !

Sacrifice d’Isaac – retranscription

Introduction

Doreen : Bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast biblique et pratique créé par chrétien mais pratique, je suis votre hôte Doreen LOHR

Eh bien de retour pour ce nouvel épisode ; Bonjour Guillaume

Guillaume : Bonjour Doreen

Doreen : Alors Guillaume avant de plonger dans cette histoire,… d’ailleurs on a une histoire un peu difficile à raconter aujourd’hui et ça introduit très bien notre histoire d’aujourd’hui parce que on a quelque chose à avouer à nos auditeurs ; Guillaume est-ce que je te laisse l’honneur ?

Guillaume : Oui, oui, j’avais essayé déjà de m’expliquer difficilement dans l’introduction de l’épisode précédent, voilà il faut que je vous le dise, il faut que je vous dise à tous : je ne me rappelle pas de mes fous rires. Jamais. La théorie serait évidemment que je rigole beaucoup trop dans ma vie et que du coup ce sont des événements tout à fait lambda ; la réalité est que je sais pas raconter …

Doreen : (rires) Eh bien on priera pour toi

Guillaume : (Rires) Merci merci

Doreen : Alors pour nos auditeurs, pour ne pas les laisser tomber, je voulais quand même te poser une question, pour que les auditeurs apprennent à en savoir un peu plus sur toi vu que la dernière fois c’est moi qui suis livrée

Guillaume : Et je t’en remercie

Le podcast de Guillaume

Doreen : Et il faut d’abord que je vous donne un petit peu de backstory parce que nous avons discuté avec Guillaume et j’ai essayé de lui faire trouver un fou rire. Et je lui ai posé la question dans son propre podcast, parce que Guillaume a son propre podcast ; n’as-tu pas un fou rire ? N’est-ce pas ? Eh bah voilà vous le savez maintenant, j’ai fait chou blanc et j’adore cette expression.

(rires)

Et du coup ça faisait longtemps qu’on en avait pas parlé de ce fameux podcast Guillaume. Et j’aimerai bien que tu me racontes les deux trois premières fois où tu as essayer de le placer. Parce que j’imagine que tu essayes de la placer

Guillaume : Oui alors je me retiens souvent parce que je ne veux pas être le mec soulant qui rencontre une personne et ça fait 30 secondes qu’ils se connaissent : « Oui tu fais quoi dans la vie ? » « Alors j’ai un travail mais j’en ai rien à faire car j’ai podcast et tu vas m’écouter

Doreen : (rires) En effet

Guillaume : Trop agressif donc non je tente des manières un peu plus, comment dire ça ? Détournées…

Doreen : Subtiles ?

Guillaume : Exactement. J’ai un collègue qui fait ça très bien à ma place.

Doreen : C’est bien

Guillaume : Je ne sais pas pourquoi mais il se fait un malin plaisir à chaque fois qu’il y a une personne qu’on rencontre au détour il dit : « mais vous ne saviez pas Guillaume il a un podcast ! Mais si si si je vous assure ! » Et moi je suis en mode « Oui bonjour. Merci cher ambassadeur »

Doreen : Mais c’est de l’or en barre ce collègue !

Guillaume : Exactement bon il rajoute quelques moqueries quand même histoire de racheter le contexte mais dans l’ensemble c’est quand même gagnant-gagnant.

Doreen : Ah ! On l’embrasse, il reste parisien…

Guillaume : Exactement ! Merci David tu l’écouteras jamais ce podcast je pense mais c’est pas grave. Ah tu lui as dit quoi ? Il reste parisien ? Je pense que l’on va peut-être détourner cette conversation ; je trouve qu’il y a un peu trop de discrimination envers les parisiens mais passons, passons tout le monde veut cette histoire on va passer à côté.

Doreen : (rires) C’est ça, c’est ça

MUSIQUE

L’histoire du jour, Sacrifice d’Isaac

Doreen : Et bien rentrons du coup dans l’histoire du jour ; la suite de l’histoire d’Abraham. Et effectivement aujourd’hui on a un épisode un peu difficile à comprendre et avant tout je me permets de mettre un petit « warning ». Alors on a toujours été très clair là-dessus Guillaume et moi-même, nous sommes complètement amateurs et nous ne parlons que de notre propre compréhension.

Guillaume : C’est vrai

Doreen : Et peut-être, peut-être d’ailleurs que cet épisode, enfin cette histoire demande un intervenant un peu plus expérimenté mais on va quand même en parler. On va débattre tout simplement sans prise de tête comme on en a l’habitude.

Guillaume : Tout à fait

Doreen : Voilà.

Guillaume : Et ça se passe très bien en plus

Doreen : Et ça se passe très bien tout à fait. Sans fou rire, mais bon que voulez-vous? Alors je vais donc prendre dans le livre de la Genèse, le chapitre 22 et je vais lire les deux premiers versets :

« Après cela, Dieu mis Abraham à l’épreuve ; il lui dit : Abraham ! celui-ci répondit : Me voici ! Dieu dit : Prends ton fils unique, celui que tu aimes, Isaac ; va-t-en au pays de Moriya et là, offre-le en holocauste sur l’une des montagnes que je t’indiquerai. » (Genèse 22:1-2)

Une réaction Guillaume ?

Guillaume : Je n’ai pas les mots. Je savais que l’on allait parler de ça mais à chaque fois que … En fait, je pense que pour tous les chrétiens, les juifs compris, il est incompréhensible cet épisode enfin ce passage veut dire ; c’est notre épisode de podcast mais c’est un passage de la Bible c’est vrai mais c’est super dur de … Pourquoi ? Je pense que des générations entières de théologiens se sont dit « pourquoi? »

Doreen : Hum hum

Guillaume : On vient de passer des dizaines, des décennies vraiment euh premier degré, attendre ce fils qui était promis et là du jour au lendemain…

Doreen : 5 épisodes de podcast !

Guillaume : Mais combien de décennies ? Tout ça pour qu’au final Dieu dise : « Ecoute euh bah franchement, pour prouver que tu m’aimes … ». Parce que c’est pas dit comme ça mais « c’est vraiment pour prouver que tu as confiance en moi, que tu crois en moi, que tu as la foi, et bah écoute tu vas aller zigouiller ton fils ». Ça me paraît être donnant-donnant.

Doreen : Je te propose que pour l’instant on attend la fin de l’histoire pour un peu plus décoder le pourquoi du comment, mais oui oui je suis tout à fait d’accord avec toi. Et je trouve en fait qu’on dirait pas Dieu…

Guillaume : C’est vrai parce que d’habitude il y toujours une raison, un contexte avant…

Doreen : Et surtout Dieu, le Dieu, le Dieu de la Bible ne demanderait pas la mort d’un être humain !

Guillaume : Non c’est clair. Surtout par un autre être humain, comme ça, sans contexte.

genèse 22 verset 18

Abraham accepte

Doreen : C’est ça. Juste pour le mettre à l’épreuve quoi ; comme c’est dit dans le texte. Alors je vais continuer à lire :

« Abraham se leva de bon matin, sella son âne est prit avec lui deux serviteurs et son fils Isaac. Il fendit du bois pour l’holocauste et parti pour aller à l’endroit que Dieu lui avait indiqué. Le troisième jour, Abraham, leva les yeux et vit l’endroit de loin. Il dit à ses serviteurs : Rester ici avec l’âne ; le jeune homme et moi nous irons jusque là-bas pour adorer, puis nous reviendrons vers vous. Abraham prit le bois pour l’holocauste et le chargea sur son fils Isaac, et porta lui-même le feu et le couteau. Ils marchaient tous les deux ensemble. » (Genèse 22:3-6)

Doreen : Qu’est-ce qui se passe dans la tête d’Abraham selon toi ?

Guillaume : Alors encore une fois, on va parler assez rapidement. Il y a plusieurs solutions ; soit il est en mode Dieu a toujours fait ce qu’il disait, il m’a toujours tout donné, il doit y avoir une raison derrière, première option. Deuxième option : là il fait un passage dans le déni, il se dit non mais ça va pas vraiment arriver au final, je vais monter, il y aura un autre sacrifice, je ne sais pas pourquoi Dieu fait ça mais c’est comme ça. Tu vois peut-être qu’il est dans un blocage. Et puis autre solution il est désespéré et il est en mode « pourquoi? », dans l’ incompréhension. Et ça le travail et juste sa vie entière lui a pris à écouter ce que dit Dieu même quand ça lui plaît pas, malgré ses choix

Doreen : Hum, moi ce qui me frappe, c’est que je trouve qu’il y a plus de réactions quand Ismaël est parti.

Guillaume : Ah oui c’est vrai (rires).

Doreen : En tout cas, je suppose qu’il a eu une réaction mais la Bible ne fait pas état d’une réaction d’Abraham. C’est vraiment : sacrifie-moi ton fils ; Abraham prend son âne le selle et puis voilà quoi

Guillaume : Ouais c’est …

Parenthèse sur le sacrifice humain

Doreen : Alors je vais faire une petite parenthèse sur le sacrifice d’êtres humains, petite parenthèse historique. Le sacrifice d’êtres humains c’est une pratique connue à l’époque d’Abraham et d’ailleurs qui va se prolonger.

Guillaume : Tout à fait.

Doreen : Alors on ne sait pas à quel point elle était répandue. Les spécialistes ne sont pas d’accord là-dessus.

Guillaume : Parce que ça se faisait même sur les enfants…

Doreen : Alors pas que mais oui parfois c’était des enfants, mais voilà on sait que c’était une pratique connue. Donc comme on l’a dit dans l’épisode bonus (que vous pouvez toujours écouter), parfois la coutume de l’époque a une telle force que ça brouille peut-être ta perception du bien et du mal.

Guillaume : C’est possible, encore une fois

Doreen : Voilà mais alors dans cette situation on peut pas vraiment parler de bien et de mal dans la mesure où c’est Dieu qui demande.

Guillaume : Oui, oui. Notre point de vue en tout cas de chrétiens et même d’Abraham ce n’est pas pareil; Dieu lui parle quoi, il lui demande des choses

Doreen : C’est ça mais peut-être que pour Abraham c’était moins aberrant que ça ne l’est pour nous, vu la culture

Guillaume : Ça oui

Doreen : Mais ça on ne peut que le supposer

Isaac se doute de quelque chose ?

Doreen : Alors j’aimerais qu’on se penche un petit peu sur Isaac. Je vais lire encore deux versets:

« Alors Isaac s’adressa à son père Abraham en disant : Mon père ! Il répondit : Me voici mon fils ! Isaac repris : Voici le feu et le bois mais où se trouve l’agneau pour le l’holocauste ? Abraham répondit : Mon fils, Dieu pourvoira lui-même à l’agneau pour l’e l’holocauste. Et il continuèrent à marcher tous les deux ensemble. (Genèse 22:7-8)

Doreen : Est-ce que tu crois qu’Isaac savait ?

Guillaume : Bah moi je pense que pas du tout. Alors encore une fois, tu l’as dit justement et je t’avance, c’est de notre point de vue d’aujourd’hui ; peut-être que pour nous c’est tellement aberrant que l’on ne se serait jamais dit que c’était possible. Et donc à sa place, soit on se serait dit : « non mais c’est parce qu’il prépare un truc nouveau, je ne sais pas, ça papa il innove, il a une nouvelle idée de sacrifice…

Doreen : « Il vieillit papa hein … » (rires)

Guillaume : « Il n’a plus toute sa tête… » (rires) Tu penses toi qu’il s’en doutait ?

Doreen : Franchement je sais pas. Je sais pas parce qu’il pose quand même la question.

Guillaume : Oui. Ah oui mais là pour le coup c’est plutôt légitime qu’il poses la question ; parce qu’il ne va pas sacrifier du bois.

Doreen : Oui bah en fait il peut la poser de plusieurs manières. Parce qu’effectivement, oui bah il est où? Voilà. Mais je me dis qu’il peut aussi la poser en mode : « rassure moi là ».

Guillaume : Oui clairement

Doreen : Mais alors je te repose la question mais je vais d’abord avancer un petit peu. Donc verset 9 :

« Lorsqu’ils furent arrivés à l’endroit que Dieu lui avait indiqué, Abraham y construisit un autel et rangea le bois. Il attacha son fils Isaac et le mis sur l’autel par-dessus le bois. Puis Abraham tendit la main et prit le couteau pour égorger son fils. (Genèse 22:9-10)

Doreen : Du coup je te repose la question.

Guillaume : Est-ce qu’il s’en doute ? (rires)

Doreen : (rires) Alors là oui je pense qu’il s’en doute

Guillaume : Ah ce n’était pas cette question ? Zut (rires)

Doreen : Non je ne sais pas, il m’a dit de me coucher, je me suis couché (rires)

Non mais je veux dire s’il s’en doute et qu’il reste, bah du coup il a dû disons accepter sans lutter. Alors ce n’est pas précisé comment il réagit mais ça a l’air assez facile d’attacher Isaac sur l’autel.

Guillaume : Oui. Il est résigné ? Ouais je pense qu’il est résigné moi

Doreen : Il est résigné ? C’est marrant parce que j’ai vu les deux représentations parce que quand Isaac était résigné, ce n’était encore qu’un enfant donc du coup c’était plus facile pour Abraham de le tenir parce qu’on le rappelle quand même qu’il est centenaire.

Guillaume : Tout à fait

Doreen : Mais moi je me dis qu’Isaac a quand même trimballé tout le bois, donc je pense que ça devait être un adolescent voir un jeune homme euh…

Guillaume : Ah oui, vu l’âge de son père et son âge à lui il aurait moyen de s’en sortir effectivement

Doreen : Donc quelque part …

Guillaume : Autre option, ils l’ont vraiment éduqué entièrement dans la culture de Dieu, lui-même ressent la présence de Dieu, il est hyper croyant et il sait que l’action d’un sacrifice est hyper important dans la coutume et dans la culture religieuse et croyante d’Abraham.

Doreen : Ouais ouais…

Pause

C’est la traditionnelle pause de l’hydratation et pendant que tu bois ce verre d’eau pour lequel ton corps te remercie, permets moi de te parler de « Je suis Dieu ». « Je suis Dieu » c’est une série de 7 poèmes, chacun consacré à une facette de Dieu, que tu peux écouter.

Concrètement ça sonne comme ça :

Je ne commence pas, de toute éternité j’existe et je ne finis pas. 

Mais par moi tout commence. 

De mon génie je forme des plans, je forme des êtres, des concepts et je leur donne vie. Je manie la complexité et l’extrême raffinement à la perfection pour créer des chefs d’œuvres comme personne. 

Je suis le créateur, premier poème de Je suis Dieu

Pour écouter ces poèmes, c’est facile et gratuit : rendez-vous sur mon site internet, sur l’article les 7 poèmes de Je suis Dieu. N’attend pas parce que ça vaut vraiment le coup !

Les personnes qui ont lu cet article ont aussi lu  Traumatisme et famille dysfonctionnelle

Abraham est juste ?

Doreen : Alors on va parler de la symbolique qui a derrière mais d’abord je voulais faire une petite parenthèse. Abraham au moins il est juste sur un point : il traumatise ses deux fils

Guillaume : (Rires) Effectivement dit comme ça… En tout cas sa famille c’est très sacré pour lui ; sa femme c’est sa sœur en fonction des circonstances, son premier fils il le jette dans le désert, son deuxième il est prêt à le sacrifier, franchement nickel Abraham, nickel !

Doreen : On est équitable avec tout le monde.

Guillaume : C’est vrai, il est juste (RIRES)

Doreen : Non c’était la parenthèse. Hum alors, ah oui et un dernier truc aussi, petite pensée pour Sara ?

Guillaume : Elle ne le sait pas je pense.

Doreen : Elle n’est pas du tout citée dans tout ce chapitre. Je pense effectivement qu’elle ne savait pas

Guillaume : C’est tout dans son dos

Doreen : Je ne pense pas qu’Abraham soit parti en lui disant euh…

Guillaume : Oh non je pense pas « Au fait euh je ne te le dit qu’à toi mais en fait Dieu m’a dit de le sacrifier, tu ne le reverras pas demain » « QUOI ? » (RIRES)

Doreen : Voilà petite pensée émue pour Sara quand même. Alors on va continuer et on va parler un peu plus tard de la symbolique. Alors verset 11 :

« Alors l’ange de l’Eternel l’appela (donc Abraham) depuis le ciel et dit : Abraham ! Abraham ! Il répondit: Me voici ! L’ange dit : Ne porte pas la main sur l’enfant, et ne lui fait rien ; car je sais maintenant que tu crains Dieu, et que tu ne m’as pas refusé ton fils unique. (Genèse 22:11)

Doreen : Je ne sais pas si c’est pareil pour toi mais moi à cet endroit j’ai un peu l’impression de voir Dieu qui fait : « En fait c’était un prank »

Guillaume : Moi j’ai une autre image, qui n’est pas forcément mieux ; j’étais vraiment en mode c’est vraiment ta copine/ton copain qui te fait croire, qui te tente avec une autre fille ou un autre garçon pour te faire croire que en fait ah c’est bon finalement tu es fidèle. Chaud quoi. C’est vrai, il n’y a rien qui va dans cette démarche et pourtant Dieu, pour une raison symbolique et bah go. Et de notre point de vue en tout cas, surtout nous aujourd’hui, c’est dur à comprendre

Doreen : Ouais ouais. Alors je vais continuer au verset 13 :

« Abraham leva les yeux, et vit derrière lui un bélier retenu par les cornes dans un buisson. Il alla prendre le Bélier et l’offrit en holocauste à la place de son fils. » (Genèse 22:13)

La symbolique derrière le sacrifice

Doreen : Alors je pense que l’on a quelque part, dans toute cette action, le symbole du sacrifice de Jésus qui viendra bien plus tard. Ce que je trouve intéressant c’est que l’on est au chapitre 22 du premier livre de la Bible. On est très très loin, très très loin de Jésus qu’on peut situer à du coup zéro (enfin un peu plus loin, mais bon bref). Alors que là Abraham, on le situe à peu près entre moins 2300 et moins 2000 avant Jésus-Christ.

Guillaume : Oui c’est ça il y a 2000 ans de différence autant que nous et Jésus aujourd’hui, nickel

Doreen : Alors on aura largement l’occasion d’en parler un peu plus ; mais du coup Isaac représenterait le pêcheur, qui normalement doit mourir pour ses péchés, et le bélier qui meurt à la place, parce que c’est bien précisé à la place d’Isaac, préfigure Jésus.

Toi et moi je pense qu’on ne fera pas forcément sens de cette histoire aujourd’hui mais la symbolique qui est derrière et quand même à relever. Et elle préfigure quand même quelque chose de cool quoi

Guillaume : Oui et tu vois le truc là qui me traverse l’esprit ; je serai hyper curieux de savoir ce qu’en pensent les Juifs du coup.

Doreen : Ah oui ce serait intéressant

Guillaume : Si eux de leur côté il y a pas le côté sacrifice de Jésus tout ça, puisque bah du coup c’est complètement de côté, ce serait hyper intéressant de voir ce qu’ils voient derrière, eux. Parce que nous là on ne peut pas se dissocier, maintenant que nous on le sait, on peut pas dissocier ces deux gestes. Le parallèle est trop parfait. Mais sans ça comment on pourrait comprendre ce geste ? Je ne sais pas. Joker il faudrait le jingle là.

Doreen : Je botte en touche (rires)

Jireh

Doreen : Alors je vais continuer, verset 14 :

« Abraham donna à cet endroit le nom de YHWH Yiré. C’est pourquoi l’on dit aujourd’hui : A la montagne de l’Eternel il sera pourvu. (Genèse 22:14)

Alors je voulais faire une petite dédicace à la chanson qu’on a beaucoup écouté, un peu trop d’ailleurs dans nos églises : JIREH. Qui est à la base une chanson de louange, qui a été composée par Elevation Worship je crois et qui a été reprise en français par Mirella que vous pouvez trouver sur Youtube. Et que personnellement j’apprécie.

Guillaume : Très bien mais je ne vois même pas quoi ressemble la chanson

Doreen : Sérieusement ? Pourtant ça a été un hit parmi les adventistes…

Guillaume : C’est possible mais après moi et les titres euh mais je l’écouterai, je l’écouterai. Vous aussi chez vous, écoutez la musique

Doreen : Ok je continue donc la lecture, verset 15 :

« L’ange de l’Éternel appela une deuxième fois Abraham depuis le ciel, il dit : Je le jure par moi-même, déclaration de l’Éternel ! Parce que tu as fait cela, et que tu n’as pas refusé ton fils unique, je te bénirai et je multiplierai ta descendance, elle sera aussi nombreuse que les étoiles du ciel, pareil au sable qui est au bord de la mer ; de plus la descendance possèdera les villes de ses ennemis. Toutes les nations de la terre seront bénies en ta descendance parce que tu m’as obéit. » (Genèse 22:15-18)

Doreen : Est-ce que tu as une réflexion ?

Guillaume : Eh bien là non. Moi tout ce que je vois c’est qu’effectivement cette promesse l’aura suivie toute sa vie. Bon là il y a plus la partie tu aura un enfant, parce que là c’est bon c’est réglé. Je pense toujours que même si effectivement il était beaucoup béni Abraham. Il a beaucoup de richesses, en tout cas comparé à l’époque, il possède beaucoup de choses, beaucoup de troupeaux et tout. Ça doit être bizarre dans sa tête de se dire : Il m’a toujours prouvé qu’il avait raison, Dieu, pour autant je me vois mal contrôler. Bah en tout cas de son point de vue, c’est comme un roi. Contrôler son peuple, qui contrôle tous les pays de la terre et tout. En fait j’aimerais vraiment savoir comment lui perçoit ça. Donc je ne sais pas, j’ai pas forcément de réflexion là dessus. Je suis juste très curieux de comprendre leur point de vue là-dessus.

Doreen : Déjà là je trouve qu’on a une promesse améliorée. Je ne sais pas si tu as remarqué mais à chaque fois que Dieu fait alliance avec Abraham et qui le lui rappelle, il améliore le truc.

Guillaume : Oui il gagne un niveau, c’est normal c’est la récompense (rires)

Doreen : La partie : « Ta descendance possédera les villes de ses ennemis. Toutes les nations de la terre » si ça on l’avait mais euh : « possédera les villes de ses ennemis ». Abraham ne possédait rien à ce moment-là, c’est un nomade

Pour revenir à l’histoire, je trouve que dans son ensemble, j’avoue que pour moi elle me frustre un peu. Parce que je n’arrive pas à en faire sens complètement. Après bon, je pense qu’on ne peut pas, dans la mesure où de toute façon on ne peut pas faire le tour d’une personne en une vie, on peut encore moins faire le tour de Dieu.

Et donc du coup ses pensées, ses plans et tout ça forcément il y a des choses qui nous échappent et je suis ok avec ça. Mais dans cette histoire, j’avoue qu’il y a encore peut-être des parties que je dois découvrir et des aspects qui m’échappent. Mais je trouve qu’avec la symbolique qu’elle a et les événements qu’elle préfigure, plus le côté qu’à l’époque les sacrifices d’êtres humains c’était commun, ça fait que je suis disons… plus ok avec cette histoire.

extrait épisode 7

Mettre Dieu en premier

Guillaume : Oui je sais bien, il faut tout remettre dans son contexte et tout ; ça demande beaucoup de travail de remise de remise en contexte

Doreen : C’est ça. Et il y a une chose aussi que je trouve intéressante c’est le côté Dieu avant tout, même avant la famille. C’est peut être quelque chose qui va choquer les non-croyants. Et ils ont raisons de penser que la famille c’est quelque chose de super important, il faut en prendre soin, tes enfants par dessus tout ; voilà la famille c’est important et ils auraient raison. Mais j’ai l’impression que la perspective du chrétien là-dessus, elle est sur mettre Dieu en premier, avant la famille. Puisqu’en mettant Dieu en premier même avant la famille ça nous permet d’être un meilleur membre de notre famille pour notre famille. Je ne sais pas si c’est clair.

Guillaume : Oui mais je pense que ta réflexion là serait incompréhensible pour un non-chrétien, non-croyant tout court même. Pour tous ceux qui croient effectivement, surtout pour les monothéistes (parce que je ne connais pas assez les autres cultures religieuses) mais je pense que oui, dans ce contexte nous on comprend pourquoi.

Je suis d’accord avec ça et il faut réussir à mettre en comparaison le fait que suivre Dieu et ses enseignements fait de nous ; normalement si tu es honnête et le cœur juste comme d’habitude… Ca nous permet d’être un meilleur humain et donc d’être une meilleure personne pour les gens qui nous entourent. En tous les cas, sans compter comme on l’a vu, les bénédictions que Dieu nous donne.

Doreen : C’est ça et en fait je trouve que tu soulève quelque chose d’intéressant parce que finalement pour pouvoir comprendre ça eh bien il faut développer une relation avec Dieu. En fait il faut apprendre à le connaître.

Guillaume : Oui complètement

Doreen : Parce que nous étant croyant et croyant en Dieu, on sait de part nos connaissances mais aussi de part nos expériences qu’il vaut le coup d’être mis en premier. Mais vraiment je tiens à insister là dessus, ce n’est pas du tout un jugement si toi qui m’écoutes tu ne partages pas mon point de vue, mais en fait si tu ne connais pas Dieu, si tu ne sais pas qui il est, je comprends à 2000% que bah tu ne sois pas d’accord là-dessus.

Guillaume : Mais inversement ça n’empêche pas, sans comprendre ça, de faire le cheminement inverse. Je vais m’expliquer : de commencer par faire en sorte d’être un meilleur humain et de se rendre compte que ce qui fait de nos actions, donc la générosité, le partage, le respect des autres, le fait de pas penser que les autres sont inférieurs à nous pour quelques raisons que ce soit, décide de donner son temps aux autres, nous amène à un fonctionnement qui est ce que la Bible prône, que les chrétiens doivent faire.

Il y a plein d’enseignements qui sont valables même sans être croyant. Et je pense qu’on peut connaître Dieu par ce cheminement. Devenir une meilleure personne, un meilleur humain et se rendre compte que la Bible nous enseigne à être un meilleur humain et donc que si c’est la Bible qui l’a fait, là on enchaîne tout le discours chrétien. C’est parce qu’elle a été inspirée par Dieu, que c’est Jésus qui nous a sauvés et que tout ça c’est le cheminement suivant. Mais il n’y a pas forcément besoin de comprendre Dieu pour devenir un meilleur humain. Je ne sais pas si tu comprends ce que je veux dire.

Doreen : Oui. Disons oui je suis d’accord même si je pense pas que du coup connaître Dieu c’est un peu un accélérateur.

Guillaume : Ah oui alors ça il n’y a pas de soucis mais c’est juste pour les gens qui nous écoutent et qui se disent que : « ah bah non, ils sont en train de nous dire que pour être quelqu’un de bien il faut absolument connaître Dieu ». Non ce n’est pas ce qu’on dit.

Doreen : Tout à fait pas du tout pas du tout. Je veux dire regardez Abraham…

RIRES

Guillaume : Il y a quand même des exemples à chaque épisode alors à un moment euh …

Conclusion

Doreen : Eh bien écoute je te propose qu’on s’arrête là pour cet épisode. Est-ce que tu as une dernière pensée à partager sur cette histoire qui est quand même très particulière ?

Guillaume : Euh pfff… Je fais confiance à Dieu (rires) Honnêtement cette histoire c’est… Là pour le coup c’est vraiment la foi, je me dis concentrons nous sur l’image. Il y a une symbolique. Tout ça un objectif bien plus grand que nous. En soi, d’un point de vue purement humain, c’est trop dur de comprendre Abraham, qu’il a accepté aveuglement. Quand on prend le tableau entier, en tout cas c’est ça la foi, c’est croire sans voir croire, sans avoir de preuve. Et je pense que là, c’est vraiment une preuve de foi cette histoire de A à Z.

Doreen : Je suis d’accord. Très bien, je te remercie et puis à la prochaine fois qui sera d’ailleurs avec grand plaisir

Guillaume : Tout à fait

Doreen : Je te souhaites le meilleur et plein de fou rire

Guillaume : Oui merci, merci de rappeler ça. J’étais en mode c’est bon on est passé à ça tout le monde a oublié. Bon chers auditeurs je suis quand même drôle dans la vie, je ne m’en souviens juste pas

Doreen : Bah écoute la prochaine fois note-le

Guillaume : Exactement, je ferai un cahier avec les dates et les heures de mes fous rires et on en reparlera dans quelques mois

Doreen : Ça marche, ça marche. Eh bien écoute merci beaucoup, à la prochaine

Merci de tout cœur d’avoir écouté ce podcast. N’oublie pas que c’est le septième de la série sur Abraham et n’hésite pas à aller checker les autres si ce n’est pas déjà fait. N’oublie pas aussi qu’il y a un épisode bonus plus long et plus détaillé sur Sodome et Gomorrhe toujours uniquement sur mon site internet chretienmaispratique.com

A dans trois semaines pour le prochain épisode !

Vous avez aimé l'article? Partagez le!

Laisser un commentaire