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Chapitre II

RDV sous l’introduction pour lire le Chapitre II !

Introduction / Préface

Nous nous retrouvons pour le 2e épisode de ma fiction ! D’ailleurs je cherche encore un titre donc si tu as des suggestions, n’hésites pas en commentaire tu m’aiderais beaucoup !

La semaine dernière tu as pu découvrir le premier chapitre (clique ici si tu ne l’as pas encore lu) et tu as pu découvrir le personnage principal, Maia. Cette semaine on continue et on se penche un peu plus en détail sur un autre personnage que nous avons vaguement évoqué. Je te laisse découvrir ça !

Mais avant tout, n’oublie pas que pour en savoir plus sur le processus de création tu peux t’abonner à ma newsletter. Cette semaine, par exemple je t’explique pourquoi il était important que le personnage que tu vas découvrir, aujourd’hui est d’origine grecque. Ou pourquoi ce que j’écris ne représente pas forcément mon avis personnel. Enfin, c’est le meilleur moyen pour communiquer avec moi alors n’hésites plus pour recevoir un email par semaine avec toutes ces infos !

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Chapitre II – Une femme comme moi

Maia

Sa joie d’avoir effectivement reçu une lettre de son grand frère avait été à peine terni par les récriminations de sa mère. De toute façon cette dernière n’était jamais contente… Maia avait essayé pendant longtemps de lui plaire mais ce n’était jamais assez bien, donc elle n’essayait plus.

Pourtant Calliope ne faiblissait pas dans le flots de reproches qu’elle adressait à sa fille unique. Hier soir, par exemple, elle était particulièrement frustrée que sa fille soit rentrée trop tard et elle l’avait bien fait comprendre. 

Cependant quand il fut clair que ni Maia, ni son père, ni même, Armel, leur employée de maison n’y apportait beaucoup de crédit, Calliope eut recours à sa stratégie favorite : tenter de se faire passer pour une victime. 

-« Tu as toujours été la plus difficile, Maia… Dès la grossesse j’ai su que je ne connaitrais plus la tranquillité que j’ai connu avec mes garçons…« 

Luc et Seca

La « tranquillité » dont elle parlait n’avait certes pas attendu la naissance de sa fille pour disparaitre. Luc, l’ainé avait tout de l’enfant parfait. Intelligent et curieux, juste ce qu’il faut, il avait toujours fait la fierté de ses parents… Excepté, peut être, quand il avait embrassé la nouvelle religion, ce qui n’avait pas manqué de les inquiéter.

Mais si Priam, le père s’y était d’abord opposé il avait fini par tolérer les fantaisies de son fils ainé quand son fils cadet était aussi devenu chrétien. 

Secundus, que tout le monde, à part Maia surnommait Seca, avait largement rattrapé la bonne attitude de Luc, en étant l’enfant le plus turbulent qui soit. Il ne manquait pas d’intelligence mais il avait longtemps préféré l’utiliser pour défier ses parents. Et pendant longtemps, seule Armel, la nounou de la fratrie bénéficiait d’un certain respect de sa part. Ceci dit, c’était une chose de manquer de respect à toute espèce de figure d’autorité… s’en était une autre de manquer de respect à Armel, la fratrie le savait !

Le comportement problématique de Seca connu une fin abrupte lorsque celui ci embrassa la foi de son frère. Depuis il était devenu le « fils bien aimé » et Calliope avait bien vite oublié ses frasques pour ne se concentrer que sur ce qu’elle pourrait reprocher à Maia. 

Cette dernière concèdait qu’elle n’était pas la fille parfaite, mais « je n’ai pas fait la moitié de ce que Secundus a fait maman ! » disait elle lorsque sa mère arrivait à réveiller sa sensibilité. 

« Mais hier soir ce n’était pas le cas, maman ne m’atteint plus avec son chantage… » se dit Maia tout en allant rejoindre Romain et ses amis. Tant pis pour sa mère, elle avait son père, elle avait Jupiter et surtout elle avait elle même. « C’est suffisant… » se dit elle alors qu’elle arriva à la hauteur de Flavie et Leto.

Antioche de Pisidie selon l'IA
Antioche de Pisidie selon l’IA

Egle

Egle ne comprenait pas pourquoi la chance ne lui souriait pas. Elle estimait qu’elle avait tout pour plaire… elle était une jeune femme accomplie, faisant la fierté de ses parents. Elle était indubitablement belle, au point qu’elle était habituée à attirer l’attention des jeunes hommes. Enfin, elle respectait farouchement les traditions s’épanouissant dans son rôle de femme et de fille. Elle n’avait jamais rien voulu que ses parents n’aient voulu avant elle. Enfin si… elle avait voulu une seule chose, avec toute la force de son cœur.

Mais sa bonne attitude ne lui avait pas permis de l’obtenir. Les dieux ne lui étaient ils pas favorable ? Pourtant elle les avait servi avec zèle, Vénus en particulier, a qui elle avait fait moultes offrandes dans l’espoir qu’elle lui accorde l’objet de ses vœux. Pourtant la déesse l’avait accordé à cette arriviste à grande bouche qui faisait semblant d’être amie avec elle. Lorsque Romain s’était intéressé à Maia le cœur d’Egle s’était brisé. 

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« Elle ne l’aimera jamais comme moi »

« Elle ne l’aimera jamais comme moi… » s’était dit Egle « …je suis la seule qui le connait réellement, il devrait être à moi…!« . 

Chaque détails, de la contraction subtile de ses sourcils, lorsqu’il se concentrait à sa fossette discrète, lorsqu’il souriait franchement… Egle les connaissait par cœur. Et il suffisait à Romain d’un mot de sa voix monocorde pour que le cœur de la jeune fille s’emballe. Elle l’aimait au point de l’aduler et de se repaitre de la moindre de ses attentions envers elle. 

Elle aurait pu être patiente et attendre tranquillement que Romain la voit. Mais il avait fallu que Maia se l’approprie… La rumeur ridicule qu’elle aurait été frappé par Jupiter avait suffit à intéresser le jeune homme et une fois dans les filets de sa fausse amie… S’il n’avait tenu qu’à Egle de comparer Maia à une créature du panthéon elle aurait trouvé bien plus adapté de la comparer à Méduse, dont la seule vue transformait les hommes en pierre… 

Mais Maia n’était pas une créature, elle n’était qu’une femme, même pas jolie qui s’était approprié une fois de plus ce qui ne lui appartenait pas. Et cette fois, Egle ne se laisserait pas vaincre si facilement. 

« …déterminée comme jamais »

Elle connaissait, pour les avoir souvent espionné, le lieu préféré de Romain et ses amis. Elle s’y rendit, belle et déterminée comme jamais. Elle su qu’elle avait fait mouche lorsque Patrocle et Caius les deux acolytes préférés de Romain l’aperçurent. Elle lu dans leurs yeux qu’ils appréciaient ce qu’ils voyaient. 

Sans perdre Romain des yeux elle minauda à leur compliments plus ou moins réussis. Des trois garçons, Patrocle était le plus beau. Mais il lui suffisait d’ouvrir la bouche pour qu’on se rende compte que la nature n’avait pu le combler en esprit comme elle l’avait comblé en beauté. Caius à l’inverse était brillant dans l’étude mais aussi démuni face aux émotions qu’il était repoussant. Et leur compliments étaient à leur image. 

Egle se glissa auprès de Romain le chef de ce groupe éclectique. 

-« Alors…  » lui dit elle, « j’entend qu’il y aura bientôt un mariage à célébrer…?« 

Romain eu le même sourire qu’un homme qui sait qu’il a fait une bonne affaire.

-« Félicitations… » dit Egle « …je ne te savais pas si progressiste« . 

« …si progressiste »

Romain fronça les sourcils, signe de son incompréhension. Egle savait qu’elle avait piqué sa curiosité. 

Après s’être assuré de la différence entre « progressiste » et « progressif » auprès de Caius, Romain dut avouer qu’il ne voyait pas ou elle voulait en venir.  

Feignant la surprise Egle ouvrit grand les yeux : « tu ne le sais pas…? Maia dit à qui veut l’entendre que t’épouser c’est son passeport pour être libre de ses parents et enfin vivre comme elle l’entend.« 

Romain prit un air contrarié, comme elle s’y attendait et s’exclama « …mais…et moi ?« .

Egle prit le temps d’afficher un sourire contrit et de poser sa main sur la sienne : « j’imagine qu’elle te voit comme un personnage secondaire de sa propre vie…« .

Romain enleva hativement sa main de sous celle d’Egle, « …gagné ! » pensa-t-elle. Elle n’avait jamais cru aux bonnes intentions de Maia et elle venait de les mettre à jour. Comme tout bon jeune homme romain, elle savait qu’il n’accepterait rien de moins que l’adoration de son épouse, adoration que Maia était loin de ressentir.

-« Elle a pas le droit…! C’est moi le mari ! » dit Romain aussitôt soutenu par Caius et Patrocle. 

« une femme comme moi »

Mais Egle avait encore une carte à jouer : « c’est vrai… » dit elle d’une petite voix « …il te faut une épouse douce, qui trouvera son bonheur dans ta présence. Dans ma famille on m’a toujours dit que chérir son mari était la chose la plus noble pour une femme. D’ailleurs lorsque j’irai rendre visite à mes tantes cet été à Athènes je m’inspirerais de leurs exemples. Certaines ont gardé la même admiration pour leurs époux même après 40 ans de mariage !« .

L’argumentaire était brillement mené, la mention de la prestigieuse Athènes ayant fait son petit effet. Egle mis le coup de grâce en se dévoilant : « tu as besoin d’une femme dont tu pourras jouir de la beauté et qui restera à t’attendre chez vous… Une femme qui n’assombrira pas ton éclat… Une femme… comme moi ?« . 

Maintenant Romain était trop proche pour que ce soit correct, mais Egle savoura une seconde de plus ce moment, elle le tenait, elle le savait. Enfin le garçon qu’elle adulait la voyait ! Mais il était hors de question qu’elle le partage, aussi soupira-t-elle et fit un pas en arrière. 

Romain déglutit de la voir s’éloigner mais elle tint bon et dit dans un sourire « mais qui suis je pour te dire quoi faire… » elle se détourna, « je devrai rentrer,… tu sais ou me trouver« . Elle s’éloigna tout en sachant que le message avait été clair : il faudrait que Romain la choisisse, elle. Elle avait hâte qu’il le fasse… 

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